Sanctuaire idiosyncrasique

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Nonosse IDIOSYNCRASIE : manière d'être particulière à chaque individu, qui l'amène à avoir des réactions, des comportements qui lui sont propres...

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anneau haiku

déménagement

Par Nonosse :: vendredi 09 novembre 2007 à 14:58 :: Général

Bon, étant donné les dificultés actuelles de Zeblog, je déménage et recommence un truc sur:

 

http://sanctuaireidiosyncrasique.over-blog.org

Communiqué RESF 93

Par Nonosse :: dimanche 28 octobre 2007 à 9:34 :: Reflexion

 
Non au retour des rafles et de la délation organisée !
 
Un étranger sans papier habitant Montreuil et militant du collectif de sans papiers de cette ville, Demba DIANKA, a été arrêté hier alors qu'il venait clôturer le compte que lui avait ouvert, non sans difficultés, l'agence BNP de la place de la Mairie.
 
Alors que ce compte était ouvert depuis quinze jours et qu'il avait versé à la banque le montant de son salaire, l'employé a refusé tout retrait et lui a demandé de patienter ... le temps d'appeler la police qui l'a arrêté sous les yeux de sa compagne, enceinte de quatre mois.
 
Cet épisode n'est pas isolé : un jeune majeur avait été interpellé à Paris dans les mêmes conditions et dans une agence parisienne de la même banque en juillet.  Ailleurs, c'est La Poste qui devient infréquentable, alors qu'un titre de séjour n'est en rien requis pour ouvrir un compte : il suffit de pouvoir justifier de son identité. Mais la politique du chiffre et la politique xénophobe du ministre de l'immigration et de son gouvernement conduisent au retour de la délation organisée comme elles conduisent au retour des rafles. Certes la période et les finalités sont différentes, mais de telles méthodes sont indignes d'une démocratie et d'un pays qui se réclame des Droits de l'Homme.
 
Au même moment les convocations pièges dans les commissariats ou en préfecture se multiplient, de même que les interpellations au domicile, en marge de la légalité. Et les obligations de quitter le territoire prises à la chaîne s'avèrent incompatibles avec le traitement attentif des situations humaines.
 
Nous ne pouvons que condamner de telles pratiques et appeler les citoyens à sanctionner commercialement les sociétés qui prêtent la main à ces exactions. Nous demandons la libération immédiate de Demba DIANKA et de tous les parents ou jeunes majeurs sans papiers actuellement en rétention.
 
RESF 93 

Ils ont voté et puis... après

Par Nonosse :: lundi 01 octobre 2007 à 20:06 :: Reflexion

Un nouveau décret d'application de la loi «prévention de la délinquance» vient de sortir.

L'arsenal juridique des maires sheriff s'étoffe avec ce décret qui précise notamment les objectifs et les modalités du stage de responsabilité parentale, ainsi que le coût du stage à la charge de la famille.
Il complète également les sanctions et les contraventions que les agents de police municipale, les gardes champêtres, les agents de surveillance de Paris ainsi que les agents de la ville de Paris peuvent constater par procès-verbaux lorsqu'elles sont commises sur le territoire.
Le texte précise également les modalités de la transaction proposée par le maire et les conditions d'homologation par le procureur de la République (article 44-1 du code de procédure pénale). Cette transaction est adressée par lettre recommandée ou remise contre récépissé en double exemplaire au "contrevenant" dans un délai d'un mois à compter du procès-verbal constatant l'infraction. La proposition indique notamment qu'en cas d'acceptation de sa part, elle devra être adressée pour homologation au procureur de la République, au juge du tribunal de police ou au juge de proximité. Dans les quinze jours à compter de l'envoi ou de la remise de la proposition de transaction, le "contrevenant" fait connaître au maire son acceptation de payer la somme demandée ou d'exécuter le travail non rémunéré. En cas d'acceptation, le maire transmet cette dernière au procureur de la République aux fins d'homologation, accompagnée des procès-verbaux de constatation de l'infraction. L'autorité judiciaire adresse au maire dans les meilleurs délais sa décision indiquant si elle homologue ou non la transaction. Si le "contrevenant" refuse la proposition de transaction ou n'y donne aucune réponse dans les délais impartis, ou s'il n'a pas exécuté ses obligations dans les délais impartis, le maire en informe le procureur de la République.

 

Le Décret n° 2007-1388 du 26 septembre 2007 est sur lien ci-dessous :

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSD0755654D

Des tests génétiques pour le regroupement familial

Par Nonosse :: dimanche 16 septembre 2007 à 11:33 :: Reflexion

 

 

 les députés ont franchi un pas, mercredi 12 septembre, dans la gestion de l'immigration : la commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté un amendement autorisant le recours aux tests ADN lors de la délivrance des visas de plus de trois mois. "En cas de doute sérieux sur l'authenticité de l'acte d'état civil", les agents diplomatiques ou consulaires pourront "proposer" au demandeur d'un visa "d'exercer, à ses frais, la faculté de solliciter la comparaison de ses empreintes génétiques aux fins de vérification d'une filiation biologique déclarée". Si cet amendement était retenu, la pratique des tests ADN pourrait devenir massive : les procédures de regroupement familial impliquant des enfants concernent 23 000 demandes par an.> Accédez à l'intégralité de cet article sur Lemonde.fr> http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-954621,0.html 4621,0.html

Un journal des sans-papiers

Par Nonosse :: vendredi 31 août 2007 à 13:49 :: Reflexion

 


 Une initiative importante lancée par le 9ème
 collectif des sans-papiers
 de Paris
 "Le quotidien des sans-papiers - bulletin
 d'information et d'alerte" est
 né.   Journal à télécharger en PDF : des nouvelles
 de la lutte de Lille,
 des témoignages sur les violences policières lors
 des expulsions dans
 les aéroports..., sur la résistance des passagers,
 la rafle du 22
 aout,  édito : Sarkozy menace la Guinée.!...

 à lire à diffuser massivement !

 à télécharger sur :

http://9emecollectif.net/sites/9emecollectif.net/files/QUOTIDIENA4.pdf

Un journal des sans-papiers

Par Nonosse :: vendredi 31 août 2007 à 13:49 :: Reflexion

 


 Une initiative importante lancée par le 9ème
 collectif des sans-papiers
 de Paris
 "Le quotidien des sans-papiers - bulletin
 d'information et d'alerte" est
 né.   Journal à télécharger en PDF : des nouvelles
 de la lutte de Lille,
 des témoignages sur les violences policières lors
 des expulsions dans
 les aéroports..., sur la résistance des passagers,
 la rafle du 22
 aout,  édito : Sarkozy menace la Guinée.!...

 à lire à diffuser massivement !

 à télécharger sur :

http://9emecollectif.net/sites/9emecollectif.net/files/QUOTIDIENA4.pdf

Débande les sauvages...

Par Nonosse :: mardi 10 juillet 2007 à 19:45 :: Humour

 

 

SYNOPSIS
Quatre amis dans la force de l'âge décident de se lancer dans un périple censé leur faire oublier le train-train et le stress de la vie de famille... Nicolas, François, Jean Louis et Bernard saisissent les rennes du pouvoir pour une virée aussi drôle que cinglante. Pour eux, adieu la routine des camps politiques, finies les responsabilités familiales, et vive l'air pur et la liberté ! Ils voulaient de l'aventure et du dépaysement, ils vont en avoir, et beaucoup plus que prévu s'ils continuent leurs conneries, rendez vous dans la rue!

Proposition de lettre aux parlementaires

Par Nonosse :: dimanche 24 juin 2007 à 11:24 :: Reflexion

Madame ou monsieur le député, 
 
      Je tiens à vous faire part de  ma  grande inquiétude au sujet du projet de loi  «  tendant à durcir la répression contre les délinquants récidivistes «  qui devrait être un des premiers textes votés par le parlement cet été.  
     Ce texte prévoit la mise en place de peines planchers dès la commission en récidive d'un délit puni de trois ans  d'emprisonnement et s'applique à tous, dès l'âge de 13 ans. Ainsi pour une personne condamnée pour la seconde fois à un vol à l’étalage, la peine plancher sera d'un an d'emprisonnement, abaissée à 6 mois pour les enfants de 13 à 18 ans.      Ce même texte s’attaque au principe de l'atténuation de peine pour les mineurs. Ce principe à valeur constitutionnelle (qui divise par 2 la peine encourue), peut être écarté dès la première récidive par la juridiction des mineurs et son application devient l'exception dés le troisième fait de violence commis par un adolescent de 16 à 18 ans.       Ainsi, un adolescent de 16 ans condamné 2 fois pour un vol à l'arraché de téléphone portable devra la troisième fois, être condamné à une peine minimale de 2 ans d'emprisonnement, sans qu’on tienne compte de la personnalité de l’intéressé et des circonstances de l’affaire : le principe d'individualisation de la peine devient une exception et la  justice pénale une machine à punir indifférente aux réalités des personnes qu'elle est amenée à juger.  Les juges pourront écarter le prononcé de la peine plancher mais dans des cas limités ; en cas de secondé récidive, il leur sera encore plus difficile de le faire puisqu’ils devront pour cela reconnaître au délinquant « des garanties exceptionnelles de réinsertion ».

      Ce texte fait de la peine d'emprisonnement le centre de la réponse pénale, l’objectif de  dissuasion qu'il poursuit étant totalement illusoire. Les prisons françaises ne sont pas le lieu où l'on réinsère mais un lieu où l'exclusion et la violence aggravent souvent les problématiques des plus  fragiles.     Au moment où la France a atteint un taux d'incarcération inégalé depuis 1945, ce projet de loi est une machine à  augmenter dans des proportions considérables l’enfermement sans apporter une réponse efficace à la récidive.On sait pourtant que la peine de mort par exemple n'a jamais dissuadé du crime. Renoncer à l'éducation de nos enfants, même s’ils sont  délinquants récidivistes, afficher la prison comme seule réponse aux malaises de nos adolescents violents marque l'échec de notre société à les accompagner vers l'insertion sociale.

      Prétendre lutter  ainsi contre la récidive, alors que depuis de nombreuses années, les moyens donnés au secteur social et éducatif fondent comme neige au soleil, traduit une volonté politique déterminée d'affecter tous les crédits au secteur carcéral. Un exemple dans notre région en est la création inutile et coûteuse de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Lavaur, nouvelle prison  absorbant l’essentiel des moyens en personnel éducatif, alors qu’un quartier mineur fonctionnait dans des conditions satisfaisantes à la prison de Seysse.  
 

Communiqué de l’Association française des anthropologues

Par Nonosse :: mardi 05 juin 2007 à 13:23 :: Reflexion

à propos de l’instauration d’un ministère
 de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement »

L’Association française des anthropologues estime très alarmante la création d’un ministère « de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement » et exprime son soutien aux chercheurs démissionnaires de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI).

Certes, l’instrumentalisation par le gouvernement et de nombreux acteurs politiques des thèmes de l’immigration et de l’intégration n’est pas une nouveauté en France ; elle se traduit depuis une vingtaine d’années par une cascade de lois et circulaires. Une surenchère ininterrompue s’est mise en place, qui renforce la pression sur les étrangers, démantèle le droit d’asile, réduit les possibilités de renouvellement des cartes de séjour, produit des sans papiers, amplifie les contrôles d’identité au faciès et aboutit à fragiliser des pans entiers de la société sous prétexte de lutter contre l’immigration illégale.
Néanmoins, un tournant particulièrement inquiétant a été franchi avec l’instauration d’un ministère associant les termes d’immigration, d’intégration et d’« identité nationale », suggérant que la nation serait menacée ou polluée par l’immigration.

Nous, ethnologues et anthropologues, dont la discipline à vocation comparative fonde son corpus de connaissances sur les questions de l’altérité et de l’identité, tenons à affirmer que la notion d’identité nationale ne saurait avoir de validité scientifique. Elle est une construction sociale imaginaire qui, sous couvert d’unité, tend à renforcer les divisions, les discriminations et les inégalités.
A travers le monde et les époques, les exemples que nous observons montrent que lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. De même que la loi ne dit ni ne fait l’histoire, un État qui se veut démocratique ne saurait édicter l’identité d’une nation, que ce soit en termes ethnique ou culturel, moral ou encore idéologique.

Paris, 31 mai 2007
Association française des anthropologues,
FMSH, 54 bd Raspail, 75270 Paris cedex 6
afa@msh-paris.fr
http://www.afa.msh-paris.fr

«L'identité nationale» ne passe pas auprès des chercheurs

Par Nonosse :: samedi 19 mai 2007 à 23:30 :: Reflexion


Par Pierre Haski (Rue89)    11H29    19/05/2007

Première vague suscitée par la création du ministère de l'immigration et de
l'identité nationale: huit chercheurs associés depuis 2003 au projet de Cité
nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) ont démissionné avec fracas
vendredi. A leurs yeux, la création de ce ministère remet en cause
l'objectif de cette cité qui avait été décidée "au lendemain des élections
présidentielles de 2002, à l’occasion desquelles les Français avaient
signifié leur refus de la tentation xénophobe".

"Les mots sont pour le politique des symboles et des armes", soulignent les
signataires dans leur communiqué de démission. "Or il n’est pas dans le rôle
d’un Etat démocratique de définir l'identité. Associer "immigration" et
"identité nationale" dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre
République: c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire
l’immigration comme "problème" pour la France et les Français dans leur être
même".

Pour les signataires, parmi lesquels l'historien Patrick Weil, spécialiste
de l'immigration au CNRS, Gérard Noiriel, de l'EHESS, ou Patrick Simon,
démographe de l'INED, "ce rapprochement s’inscrit dans la trame d’un
discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme
fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de
crise. Là où le pari de la CNHI était celui du rassemblement tourné vers
l’avenir, autour d’une histoire commune que tous étaient susceptibles de
s’approprier, ce ministère menace au contraire d’installer la division et
une polarisation dont l’histoire a montré les ravages". La Cité, présidée
par l'ancien ministre Jacques Toubon auquel les chercheurs rendent hommage,
doit ouvrir ses portes courant 2007.

Le texte a été signé par Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne (Paris1),
Geneviève Dreyfus-Armand, historienne (BDIC), Nancy L. Green, historienne
(EHESS), Gérard Noiriel, historien (EHESS), Patrick Simon, démographe
(INED), Vincent Viet, historien (IDHE), Marie-Christine Volovitch-Tavarès,
historienne, et Patrick Weil, historien (CNRS-Paris1

Parce que la mort est la seule loi...